100 jours en Egypte, Dahab 4/5

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Dahab, la détente à l’état pur

Deux semaines après Fayoum, je pars avec mes amis à Dahab. C’est à partir de ce moment que mon rythme de travail a commencé à ralentir sur le projet. Visiter l’Egypte et travailler en même temps, c’est pas évident. Et en parallèle, toutes mes initiatives prenaient plus de temps que prévu. Pour autant pas question de regretter Dahab. C’est certainement comme tous les Egyptiens que j’ai rencontré le disent, le meilleur spot pour se relaxer en Egypte. Ok, soyons mesurés, un des meilleurs spots.

Mais d’abord il faut que je vous raconte comment nous sommes allés à Dahab avec mes amis d’Ismailia et d’Alexandria. Nous devions prendre le bus de nuit depuis Ismailia. Khaled passe nous prendre avec sa voiture pour aller à la station de bus. Mais il est en retard, c’est jeudi, il y a du trafic avant le week-end. On doit passer prendre un ami Khaled n°2, garer la voiture pas très loin de la station et prendre un taxi pour la rejoindre. Il est 19h30. A quelle heure est le bus ? 20h ou 20h30 ? Khaled ne sait pas… Oui, oui, il ne sait pas. On passe devant notre ami, il attend pour garer sa voiture à côté de celle de Khaled puis prendre un taxi pour aller chercher son sac et nous rejoindre à la station. Oui, oui, il n’a pas pris directement son sac avec lui. On se gare. On sort de la voiture. Khaled prend son sac à dos, sa pochette, puis sort les billets de sa pochette. Le bus est à 20h, il est 19h45… Notre ami est parti chercher son sac. On doit trouver un taxi.

Je relativise, au pire on n’a pas le bus… C’est pas la fin du monde… Le taxi fonce, on n’est pas du tout tout près de la station !!! Je demande à Khaled ce que peut bien raconter Mohamed au conducteur… Il lui parle de l’Allemagne. Oui, oui, on va manquer notre bus et ils discutent de l’Allemagne. 20h05, on arrive devant l’entrée de la gare des bus. Le bus est en train de sortir… Appel de phares, on s’arrête, on sort en courant de la voiture, on monte dedans. On est dedans. Le bus redémarre. On est dedans, mais où est notre ami ? Mohamed va parler au chauffeur. Je me retourne et vois Khaled n°2 monter dans le bus. Euphorie. Rien n’est impossible en Egypte.

Ça dure 10 min. On s’installe à l’arrière du bus. Il entame son périple vers Dahab, quand soudain, l’expression de Khaled change d’un coup. Où est ma pochette ? ça dure 15-20 min, on cherche partout dans le bus. Mais elle est restée sur la banquette arrière du taxi. Avec à l’intérieur, argent, résa et surtout carte d’identité. Pour aller à Dahab, il faut passer plus d’une dizaine de check points et donc montrer ses papiers d’identité. C’est mort. Ensuite tout le monde s’énerve, je ne comprends pas ce qui se dit. Khaled descend du bus. L’ambiance est morose.

Une paire d’heures plus tard, Khaled appelle. Le conducteur du taxi a ramené sa pochette chez ses parents. Il l’a récupéré, il est dans un taxi à la poursuite du bus. C’est presque comique mais il n’arrivera jamais à le rattraper. Car il se fait contrôler (alors que les voitures passent plus vite les check points normalement) puis il prend un bus… qui crève. De notre côté, les contrôles s’enchaînent, impossible de dormir. Au petit matin, on arrive à Dahab, épuisés, on fait le check-in de nos chambres, puis on va petit-déjeuner. Soudain, Khaled arrive, tel le survivant inattendu à la fin d’un film. On éclate tous de rire. les vacances peuvent commencer.

Dahab c’est donc un village balnéaire différent des côtes parsemées de resorts et de plage privées que j’ai souvent vu en Egypte. Ici, une promenade principale, propre et bien entretenue avec, côté terre, les petits hôtels avec terrasses, des restaurants et des magasins, et côtés mer, des cafés et restaurants sur pilotis, des plages et des salons en bois construits sur la plage. Tout est coloré avec goût, en bois de récup. C’est relaxant. Une énergie positive se dégage de cet endroit. Entre deux activités, on se pose dans un café avec vue sur la mer, on écoute de la très bonne musique… ça fait du bien. A l’hôtel le p’tit déj est traditionnellement parfait, falafel, foul, aïch, omelette, salat. La chambre, à un peu plus de 350 pounds (17,5 euros) par nuit est parfaite, pour moi.

L’hôtel

La ville

Entre autres activités, on pars visiter le blue hole, où on fait du snorkelling en procession de dix. Toutes les filles quasiment sont en combi. Pas évident de se mettre en maillot dans ses conditions. Mais les premières minutes de gêne passées, c’est chouette. C’est du tourisme de masse, je le ferais pas deux fois mais c’est rigolo de découvrir ça. On est donc à la queue leu leu dans l’eau avec nos masques et nos tubas pour voir les petits poissons et finalement le Blue hole juste à quelque mètres du rivage. Il descendrait jusqu’à 100m de profondeur. De nombreux apnéistes s’accrochent à leur filin. Moi, je découvre de nouvelles sous-espèces de poissons, c’est-à-dire des espèces que j’ai déjà vu en mer rouge mais avec de nouvelles couleurs. On doit être une centaines de personnes dans l’eau au total. Notre queue leu leu remonte, faut suivre le rythme 🙂

On prend le bateau pour se rendre sur une petite île à quelques kilomètres. Ici se cache le blue lagoon. Bleu turquoise, des petites cabanes ici et là et du kitesurf. Encore une fois, c’est beau. L’eau est pas chaude chaude mais je m’amuse avec ma gopro. On fait connaissance avec un australien, qui marche en Israël. C’est facile de rejoindre Dahab depuis Israël pour quelques jours de vacances. Je découvre à cette occasion que les egyptiens en tout cas ceux que je rencontre, n’aiment pas les israéliens (relatif à la guerre de 1967 et aux tensions territoriales au niveau du Sinaï, et aux morts côté palestiniens, tout ça tout ça…). Du coup, l’australien est soupçonné d’être un israélien sous couverture… bref.

Autre activité, le quad, une première pour moi, ici aussi on est à la queue leu leu. Interdiction de se dépasser. ça m’arrange. Je trouve la bête pas stable du tout. Mais je m’en sors très bien 🙂 On fait de la route, du sable, surtout on monte dans la montagne avec une magnifique vue sur dahab. On s’arrête à l’intérieur de la montagne pour boire un thé, les proprio acceptent gentiment de jouer quelques morceaux pour nous au djembé. Puis on reprend les quads, le retour se fait tout en descente, dans le noir, avec les lumières de la ville.

Credit Mohamed El Masry

On fait aussi du vélo, du snorkeling depuis la plage, on contemple la Lune qui est beaucoup trop brillante pour être une Lune normale… et les étoiles et les nuages qui bougent. On participe à un meeting couchsurfing inatendu, on papote avec une dizaine de voyageurs. On mange thaïlandais 🙂 Et c’est déjà l’heure de rentrer.

Me manque la visite du canyon coloré et la montagne de Sainte Catherine. Probablement prévu pour Mars.

Fin de ce quatrième article sur mes visites. Le prochain épisode sera publié dimanche prochain !  Abonnez-vous ici, si vous voulez être prévenus quand un nouvel article de la série est publié.

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